Les astrophysiciens-astronomes nous feront un cours le 1er janvier, avec la possibilité d'observer saturne et les éruptions solaires, à suivre... en attendant voici un récit expliquant pourquoi Concordia est un site si exceptionnel pour l’astronomie.
Depuis le début de l'ère spatiale, l'astronomie est engagée dans une folle course vers toujours plus loin dans le passé, toujours plus profond dans l'Univers lointain, et toujours plus fin dans les détails de visibilité des objets observés, qu'ils soient comètes ou astéroïdes dans notre voisinage immédiat, planètes autour de lointaines étoiles dans notre Galaxie ou étoiles cannibalisées par des trous noirs au centre de très lointaines et anciennes galaxies. 
Les observations effectuées sur Terre sont très perturbées par la présence de notre atmosphère. Celle-ci n'est en effet transparente que dans certaines bandes de longueur d'ondes très limitées et de plus elle est généralement très turbulente, empêchant la lumière de se propager exactement en ligne droite. Ceci résulte en une agitation et un "flou" des étoiles vues dans un télescope, qui ne permettent pas de bénéficier de toute la puissance optique des grands instruments modernes.
Pour s'affranchir de ces effets pervers, les astronomes ont mis au point des méthodes d'optique adaptative, qui "agite" les miroirs des télescopes en sens inverse de ce que fait l'atmosphère pour redresser les images. Ces systèmes sont complexes, coûteux, et évidemment limités dans leur efficacité. L'autre solution est d'aller dans l'espace, et elle est encore bien plus coûteuse. C'est la compétition entre ces deux solutions qui représente la folle course mentionnée plus haut, chaque nouveau télescope spatial étant défié par une nouvelle installation à haute technologie quelque part sur Terre, et réciproquement.
Sur le plateau antarctique, la station Concordia offre à l'astronomie une troisième solution. En effet, avec des températures hivernales qui descendent à –70°C et même parfois "pire", avec une atmosphère qui s'avère particulièrement sèche et calme et avec évidemment les longues journées et les longues nuits des régions polaires, il apparaît de plus en plus que le site du Dôme C est sans doute le meilleur site astronomique sur Terre. Un site d'autant plus attrayant que parmi les grandes questions auxquelles on peut chercher des réponses à Concordia et nulle part ailleurs sur Terre, il s'en trouve deux très fondamentales dans l'astronomie moderne: pouvons-nous détecter des planètes semblables à la Terre autour d'étoiles semblables au Soleil, les "exoTerres" ? Et pouvons nous observer dans le fond de rayonnement "froid" qui baigne tout le ciel la signature des processus à l’œuvre dans les tous premiers instants de l’Univers ?
Les observations effectuées sur Terre sont très perturbées par la présence de notre atmosphère. Celle-ci n'est en effet transparente que dans certaines bandes de longueur d'ondes très limitées et de plus elle est généralement très turbulente, empêchant la lumière de se propager exactement en ligne droite. Ceci résulte en une agitation et un "flou" des étoiles vues dans un télescope, qui ne permettent pas de bénéficier de toute la puissance optique des grands instruments modernes.
Pour s'affranchir de ces effets pervers, les astronomes ont mis au point des méthodes d'optique adaptative, qui "agite" les miroirs des télescopes en sens inverse de ce que fait l'atmosphère pour redresser les images. Ces systèmes sont complexes, coûteux, et évidemment limités dans leur efficacité. L'autre solution est d'aller dans l'espace, et elle est encore bien plus coûteuse. C'est la compétition entre ces deux solutions qui représente la folle course mentionnée plus haut, chaque nouveau télescope spatial étant défié par une nouvelle installation à haute technologie quelque part sur Terre, et réciproquement.
Sur le plateau antarctique, la station Concordia offre à l'astronomie une troisième solution. En effet, avec des températures hivernales qui descendent à –70°C et même parfois "pire", avec une atmosphère qui s'avère particulièrement sèche et calme et avec évidemment les longues journées et les longues nuits des régions polaires, il apparaît de plus en plus que le site du Dôme C est sans doute le meilleur site astronomique sur Terre. Un site d'autant plus attrayant que parmi les grandes questions auxquelles on peut chercher des réponses à Concordia et nulle part ailleurs sur Terre, il s'en trouve deux très fondamentales dans l'astronomie moderne: pouvons-nous détecter des planètes semblables à la Terre autour d'étoiles semblables au Soleil, les "exoTerres" ? Et pouvons nous observer dans le fond de rayonnement "froid" qui baigne tout le ciel la signature des processus à l’œuvre dans les tous premiers instants de l’Univers ?
D’après une publication d’Eric Fossat, Eric Aristidi, Karim Agabi, Farrokh Vakili et Jean Vernin
LUAN, UMR 6525 Université de Nice Sophia Antipolis Parc Valrose 06108 Nice
LUAN, UMR 6525 Université de Nice Sophia Antipolis Parc Valrose 06108 Nice
Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous invite à lire l’article "Concodia, un paradis pour les astronomes du 21 ème siècle!" qui se trouve dans l’onglet Téléchargement sur cette page : http://www.institut-polaire.fr/ipev/bases_et_navires/station_concordia_dome_c/programmes_de_recherche
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