mercredi 29 décembre 2010

Concordia un site exceptionnel pour l'astronomie...

Les astrophysiciens-astronomes nous feront un cours le 1er janvier, avec la possibilité d'observer saturne et les éruptions solaires, à suivre... en attendant voici un récit expliquant pourquoi Concordia est un site si exceptionnel pour l’astronomie. 
Depuis le début de l'ère spatiale, l'astronomie est engagée dans une folle course vers toujours plus loin dans le passé, toujours plus profond dans l'Univers lointain, et toujours plus fin dans les détails de visibilité des objets observés, qu'ils soient comètes ou astéroïdes dans notre voisinage immédiat, planètes autour de lointaines étoiles dans notre Galaxie ou étoiles cannibalisées par des trous noirs au centre de très lointaines et anciennes galaxies.
Les observations effectuées sur Terre sont très perturbées par la présence de notre atmosphère. Celle-ci n'est en effet transparente que dans certaines bandes de longueur d'ondes très limitées et de plus elle est généralement très turbulente, empêchant la lumière de se propager exactement en ligne droite. Ceci résulte en une agitation et un "flou" des étoiles vues dans un télescope, qui ne permettent pas de bénéficier de toute la puissance optique des grands instruments modernes.
Pour s'affranchir de ces effets pervers, les astronomes ont mis au point des méthodes d'optique adaptative, qui "agite" les miroirs des télescopes en sens inverse de ce que fait l'atmosphère pour redresser les images. Ces systèmes sont complexes, coûteux, et évidemment limités dans leur efficacité. L'autre solution est d'aller dans l'espace, et elle est encore bien plus coûteuse. C'est la compétition entre ces deux solutions qui représente la folle course mentionnée plus haut, chaque nouveau télescope spatial étant défié par une nouvelle installation à haute technologie quelque part sur Terre, et réciproquement. 
Sur le plateau antarctique, la station Concordia offre à l'astronomie une troisième solution. En effet, avec des températures hivernales qui descendent à –70°C et même parfois "pire", avec une atmosphère qui s'avère particulièrement sèche et calme et avec évidemment les longues journées et les longues nuits des régions polaires, il apparaît de plus en plus que le site du Dôme C est sans doute le meilleur site astronomique sur Terre. Un site d'autant plus attrayant que parmi les grandes questions auxquelles on peut chercher des réponses à Concordia et nulle part ailleurs sur Terre, il s'en trouve deux très fondamentales dans l'astronomie moderne: pouvons-nous détecter des planètes semblables à la Terre autour d'étoiles semblables au Soleil, les "exoTerres" ? Et pouvons nous observer dans le fond de rayonnement "froid" qui baigne tout le ciel la signature des processus à l’œuvre dans les tous premiers instants de l’Univers ?
D’après une publication d’Eric Fossat, Eric Aristidi, Karim Agabi, Farrokh Vakili et Jean Vernin
LUAN, UMR 6525  Université de Nice Sophia Antipolis Parc Valrose 06108 Nice
Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous invite à lire l’article "Concodia, un paradis pour les astronomes du 21 ème siècle!" qui se trouve dans l’onglet Téléchargement sur cette page : http://www.institut-polaire.fr/ipev/bases_et_navires/station_concordia_dome_c/programmes_de_recherche

Pour partager leurs impressions

Si vous voulez avoir une idée de l'impression qu'ils ont eu en arrivant en Twin Otter sur la base de Concordia, visionnez cette petite vidéo...
http://www.institut-polaire.fr/ipev/bases_et_navires/station_concordia_dome_c/survolez_concordia_en_twin_otter

lundi 27 décembre 2010

Noël en Antarctique

Ce week-end les garçons ont fêté Noël à l'autre bout de la planète! Là-bas aussi le père Noël passe! Mais son traîneau est resté coincé sur une autre base... Du coup il va falloir être patient avant de pouvoir ouvrir les cadeaux... Le repas a été sympa : bon (les cuisiniers se sont lâchés), bien arrosé et avec une bonne ambiance.
Le chantier avance bien, dans l'équipe construction (4 personnes), l'ambiance est bonne aussi. Les garçons s'occupent en visitant les différents labos mais finalement ce week-end (avec deux jours de repos au lieu d'un) a été un peu long. Mais le repos est toutefois bienvenu!

mercredi 22 décembre 2010

On prend nos marques sur la base

 Vue d'ensemble du Dome C
 Photo de groupe le jour de l'été 2010 en Antarctique (21 décembre) où sont Alexis et David...???

transport des cadres pour le bâtiment
 
 Perçage et soudure!

Vendredi j'étais de service (Alexis) pour le repas du midi et du soir. C'est long de faire la vaisselle de 70 personnes!!! mais c'est marrant car à la base on est 2 puis quelques personnes viennent aider et c'est la rigolade. (Céline se réjouit en remplissant le blog car ça veut dire que pour 2 personnes ça sera facile… plus d’échappatoires…). Pour ce qui est des conditions de travail quand il y a du vent il fait environs -45°C et autrement il fait autour de -30°C, avec les habits ça va bien, les plus exposés sont le nez et les joues et le plus délicat c'est de travailler avec les gants .
Le samedi sur la base nous travaillons et il y a une réunion pour l'organisation de base. On nous a remis un diplôme du passage du cercle polaire. Le samedi, à la base c'est un peu la fête, on prend un repas un peu plus élaboré que la semaine, on fait des jeux de société... C'est assez marrant de jouer au loup avec comme langue l'italien, l'anglais et le français. Les Italiens font cuire des pâtes et ouvrent des bouteilles de vin jusqu’à 1h du matin. L’équipe de mécano a fabriqué une alarme programmable à 7h00 pour réveiller les Italiens du camps d'été qui ne font rien, à part nous réveiller à point d'heure et se lever à 10H00, tranquille… donc, on sévit!!!
Le dimanche, il faut trouver des occupations pour la journée, nous avons fait un volley, de la descente d'escalier en vélo, et une partie de ping-pong.


Alexis et Dav en vélo qui est qui...???

 
 Le Glagla Championnat de volley avec un terrain tracé au cubi de vin australien (bon qu'à ça...)

jeudi 16 décembre 2010

Petit résumé de la première journée complète de boulot ( 15 12 10) :

Le réveil devait sonner à 7h mais nous nous sommes levés à 6h30 car la nuit n’a pas été très bonne. Le thermomètre indique -42°C. Comment s'habiller ? Le choix fut simple sous vêtements chauds plus combi de l’IPEV ! Le plus dur c'est pour le visage car le vent plus le froid ça colle tout. Alors Alexis choisit la stratégie fourmis en mettant le cache nez et la cagoule fine comme ça il reste la cagoule chaude au cas où... Ajoutons le masque de ski sans oublier une bonne couche de crème sous tout ça. Le chantier est à 5 minutes de la base, ça nous laisse le temps de voir  si nous sommes bien habillés ! Ca a l'air d'aller...













Une fois au chantier ça se passe plutôt bien et midi arrive vite. Nous avons 1h30 de pause qui est occupée par un bon repas suivi d’un petit temps de repos. De retour sur le chantier les outils commencent à nous faire défaut il faut donc  redoubler d’astuces en tous genres pour se dépatouiller. La fin de journée arrive vite, on l’apprécie… car le froid, même s’il est supportable avec des habits efficaces, ça fatigue...
 Ce soir, Alexis a fabriqué un volet pour la fenêtre en espérant que ça les aidera à dormir.