Nous quittons la Nouvelle-Zélande pour le continent Antarctique en avion militaire américain. Les militaires jouent le rôle de l'hôtesse, c’est assez marrant de les voir expliquer la mise en place du masque à oxygène. Ils insistent sur le fait qu'il ne faut pas se maquiller aux toilettes, car il n’y en a qu'un : "tu fais ce que tu dois faire et tu ne traînes pas..." Séance photos en tous genres, contraste..... Il y a quarante places assises dans le sens de la marche, le reste se trouve sur les deux flancs, derrière des grosses palettes. Des stocks de sacs protégés par des filets, sont fixés sur un plateau de chargement. N'oublions pas que nous ne sommes que du frêt. Vient l'ordre de se rhabiller, de ranger les sacs, et surtout de s'attacher. Atterrissage en douceur, nous foulons enfin le sol du continent blanc! Nous sommes à Mc Murdo, une ville sur le continent. Environ 1500 personnes peuvent séjourner ici. Il y la police, une église, et le seul aéroport pouvant recevoir des gros cargos avec les lourdes charges contenues dans leurs entrailles!!!
Une fourmilière d'engins énormes vient à notre rencontre, 4X4, chargeurs à chenilles, camions avec des pneus énormes pour le transport du personnel, mini bus surélevés… Bref nous sommes en territoire de l'oncle Sam.
Le twin otter d'une compagnie Canadienne, KENN Borek air ltd, spécialisée dans les vols « impossibles » vient de faire le plein ; nos sacs, et un peu plus sont chargés.
Nous nous sentons bien à l'étroit, plein gaz. Après un petit survol de la base, nous longeons des chaînes de montagnes immaculées. Le volcan Erebus trône au milieu. Des glaciers longent les vallées pour se jeter, soit sur le plateau Antarctique, soit directement dans la mer. Le givre se forme à l'intérieur de l’avion, on gratte pour voir la splendeur des lieux. Nous arrivons sur la base Italienne, endroit vraiment beau, à échelle humaine, les moyens ne sont pas les mêmes que les ricains. Ici ils ne font pas d'hivernage, et ils sont tranquilles. Nous montons dans un vieux fiat, et arrivons au sein de la base, faite de containers bleus et orange au pied d'un cirque.
Nous logeons dans des chalets en bois, vraiment sympas.
Nous visitons les alentours, notre premier manchot d'Adélie, est mitraillé de tous les cotés par les appareils photo !!! Un phoque de Wedel se prélasse sur un petit iceberg, bercé par les mouvements de l’océan. Dur... Nous traînons encore un peu, le soleil tape toujours, mais il est déjà 23H50, il faut s'habituer aux jours sans nuit.
La fatigue arrive, une dernière admiration de l'océan, et… au lit.
L'attente sans infos valables commence à être pesante. Lecture des mails, cela fait du bien d'avoir des news.
Lundi 13 décembre
Nous quittons enfin la base Mario Zucchelli station 74°41' sud 164°07' Est. L'avion monte à 3850 m d’altitude, nous volons à 110 km/h, sur un océan immaculé. Nous distinguons bien les reliefs créés par le vent sur la neige. 2h30 plus tard, nous nous posons ou milieu de nulle part, l'avion secoue bien! C'est middle-point, réserve de carburant pour assurer le transport entre Zucchelli et Dome Charlie. Le paysage est lunaire, c’est un plat continue jusqu'à Concordia. Avant de se poser petit survol des bâtiments, en particulier les deux tours repérables de loin. Certains ont un peu mal à la tête, l'altitude de 3300 m en est la raison, de plus nous sommes sous le cercle polaire, et le niveau d'oxygène correspond à une altitude de 3700 m. Les dromadaires qui siègent le long de la piste n'arrangent rien au fait que l’on se sente bizarre...
Un petit comité d'accueil est là, c’est bien sympa de voir des têtes qu'on connaît (depuis la Nouvelle-Zélande tout du moins). il est 9h00 du matin, nous sommes partis à 9h00 de Zucchelli, pour 5h00 de vol, mais ici le décalage horaire est de moins 5h00!! donc nous avons faim (pour l'estomac il est 14h00).
Nous gravissons les escaliers des trois étages avec un peu de peine et le souffle court. Nous rentrons au chaud, pause café et explications sommaires des règles de la base lunaire. "INCINOLETE", WC spéciaux, comme dans l'espace, il faut séparer le liquide de la matières fécale!!!
Ensuite nous allons repérer le chantier, le but est de poser des plots en bois sous les supports métalliques de la structure, on doit être parallèle, on fait un 4x6x3 de tête, mais on n'a pas de calculatrice pour faire racine carré de 72!! Qu'importe, un coup de radio, pour demander tout ça et 2 min plus tard on a notre résultat. ADAPTATION, cela vaudra quelques rires au repas. Ensuite nous retournons au camps d'été, et à la chambre double n° 4, petite la chambre : la porte d'entrée passe à 5mm de l'armoire. Ca laisse peu de place pour nos gros sacs. Les yeux sont lourds, il et 20h50 (00h50 pour notre organisme), il est temps de dormir, la journée a été longue.

que le spectacle commence !! ;)
RépondreSupprimerl'adaptation est de coutume chez les B3D'jtarbés du bout du bout :)
-43°C
y à des jours ... ben tu l'aime,ton caleçon long pour éviter les courant- d'air.
faire dans des "kaqret" à 30 000€ !
nan ,je plaisante
sinon je vous imagine là-bas,pôv gaillard ,cela ne vas pas être cocasse tous les jours ,mais ils vous seront graver à vie .
bonne bourre les gars ;)